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Introduction à la troisième partie de « L’INSTITUTION DU FAIRE-NAÎTRE

Note liminaire

      Compte tenu de l’ampleur prise par la troisième partie de ce travail et de l’espace contraint d’une mise en ligne sur ce Blog, l’Introduction est publiée en même temps que le Glossaire, afin de donner au lecteur un premier balisage en vue de la lecture du texte, qui sera mis en ligne dans un second temps. 

      Comme annoncé, l’œuvre de Pierre Legendre sera le fil d’Ariane de cette troisième partie sur « l’Institution du faire-naître ». 

    L’œuvre de Pierre Legendre est sans équivalent. Cette grande œuvre met en mouvement « l’histoire du présent millénaire » de l’Occident, de la communauté de culture européenne, au sein de laquelle, celle de la France ; elle traite ses différents savoirs selon « la voie resserrée » [Leçons VI, p. 426-432], par un travail de pensée infatigable, passionné, qui, en les insérant dans l’ultramodernité, en suit, en élabore les métamorphoses, les déplacements. Ainsi, à l’ère de l’Empire du Management et de l’Efficacité [Dominium Mundi] : les grands moyens de l’esthétique passent au service de « la publicité qui manipule des images divinisées », [La Balafre, p. 93] ; les Arts, en particulier, aujourd’hui, le Cinéma, sont les refuges de « nos droits poétiques, nos droits touchant au lien humain fondamental avec l’indicible » [Paroles poétiques échappées du texte, p. 57-66 ; Leçons II, p. 101] ; la Psychanalyse, légataire du « tripot inconscient », trouve des points de rencontre avec le Droit dans la construction du sujet et « la fabrique des figures œdipiennes instituées » [Leçons III, 264], l’un et l’autre mis au défi par un biologisme conquérant et un discours scientiste qui annonce « la fin du déchirement humain », [Dominium Mundi, p.
      Trop souvent et uniquement présenté comme un auteur « difficile », ce « chercheur érudit » [Paroles poétiques échappées du texte, p. 86 ; 91-92] – mais qui se range lui-même « du côté des poètes et de tous ceux dont le discours vacille » [Paroles poétiques échappées du texte, p. 227 ; Vues éparses, X] –, écrit à la première personne, avec une beauté d’écriture, avec des mots qui mettent « l’âme en feu », des mots pour « … l’époque étrange d’une culture qui veut en finir avec l’humanité », [Dominium Mundi, p. 21, 76].

   L’œuvre de Pierre Legendre, qui a fait résonner le cri d’Œdipe à Colone – « ne pas naître » –, « lance ses filets, au nord du futur », comme dit le poète, (P. Celan).  

      Ce travail n’engage que moi. Il s’adresse au lecteur pour qui la préservation de ce qui distingue l’esprit de controverse de l’esprit politique garde encore un sens. 

                                                                                                     Jacquelyne Poulain-Colombier

RÉFÉRENCES AUX PUBLICATIONS DE PIERRE LEGENDRE

      Les références utilisées pour ce travail et listées ici, sont toutes celles de la première édition. Néanmoins, je tiens à signaler que les rééditions, qui paraissent depuis les années 2000, contiennent d’importantes préfaces.

PAROLES POÉTIQUES ÉCHAPPÉES DU TEXTE. Leçons sur la communication industrielle. Paris, Éditions du Seuil, 1982

– LEÇONS II. L’EMPIRE DE LA VÉRITÉ. Introduction aux espaces dogmatiques industriels. Paris, Fayard, 1983

– LEÇONS IV. L’INESTIMABLE OBJET DE LA TRANSMISSION. Essai sur le principe généalogique en Occident. Paris, Fayard, 1985

– LEÇONS VIII. LE CRIME DU CAPORAL LORTIE. Traité sur le Père. Paris, Champs/Flammarion, 1989

– LEÇONS IV. Suite 2, FILIATION. Fondement généalogique de la psychanalyse par Alexandra Papageorgiou-Legendre. Paris, Fayard,  1990

– LEÇONS VI. LES ENFANTS DU TEXTE. Étude sur la fonction parentale des États. Paris, Fayard, 1992

– « Communication dogmatique (Hermès et la structure) », in L. SFEZ, DICTIONNAIRE CRITIQUE DE LA COMMUNICATION. PUF, 1993

– LEÇONS III. DIEU AU MIROIR. Étude sur l’institution des images. Paris, Fayard, 1994

– LA FABRIQUE DE L’HOMME OCCIDENTAL. MILLE. ET. UNE. NUITS, 1996

– SUR LA QUESTION DOGMATIQUE EN OCCIDENT. Paris, Fayard, avril 1999

[Le texte « Qui dit légiste, dit loi et pouvoir », est accessible sur Internet, sur le site Persée : Qui dit légiste, dit loi et pouvoir. Entretien avec Pierre … http://www.persee.fr/web/revues/…/polix_0295-2319_1995_num_8_32_2088%5D

– CE QUE L’OCCIDENT NE VOIT PAS DE L’OCCIDENT. Conférences au Japon. MILLE. ET. UNE. NUITS, 2004

– LA BALAFRE. À la jeunesse désireuse… MILLE ET UNE NUITS, mars 2007

DOMINIUM MUNDI. L’Empire du Management. MILLE ET UNE NUITS, mai 2007. DVD, Idéale Audience International, automne 2007

– LA FABRIQUE DE L’HOMME OCCIDENTAL. DVD, Idéale Audience International, 26 juin 2008

LEÇONS IX. L’AUTRE BIBLE DE L’OCCIDENT. LE MONUMENT ROMANO-CANONIQUE. Étude sur l’architecture dogmatique des sociétés. Paris, Fayard, 2009

VUES ÉPARSES. Entretiens radiophoniques avec Philippe Petit.  MILLE ET UNE NUITS, janvier 2009

– LE POINT FIXE. Nouvelles conférences. MILLE ET UNE NUITS,  novembre 2010

– ARGUMENTA DOGMATICA. Le Fiduciaire suivi de Le Silence des mots. MILLE ET UNE NUITS, septembre 2012


INTRODUCTION

      Alexandra Papageorgiou-Legendre termine Fondement généalogique de la psychanalyse, et son exposé d’une clinique psychanalytique qui utilise les catégories juridiques de la filiation, sur trois cas où sont intriqués enjeux de filiation et subjectivité – [1. sur le désaveu de paternité d’un enfant né d’une insémination artificielle avec donneur ; 2. une demande d’adoption plénière de son petit-fils par un grand-père maternel ; 3. une demande de changement d’état civil d’un transsexuel]. Elle commente l’argumentation des trois tribunaux qui les ont jugés, et pose cette question : « Y-a-t-il une loi aux aspects multiples, tenant compte des éléments constitutifs du montage de l’animal parlant, loi dont la cohésion puisse être sauvegardée par delà les bouleversements induits par les conquêtes scientifiques, par delà l’évolution des mœurs et le changement des mentalités, ou bien ces données agencent-elles à bas bruit l’érosion du cadre légal de la filiation, derrière les thématiques plus tapageuses de l’éclatement, par exemple de la maternité et de la paternité, consécutif à l’essor notamment des biotechnologies ? ». Plus de vingt ans après, la question se repose, et pas « à bas bruit », de dire « (…) si ce qu’il est convenu d’appeler l’évolution des mœurs et des mentalités est compatible avec la logique de la constitution subjective, ou s’il n’y a pas, de la part des générations actuelles, structuralement débitrices, l’organisation d’une formidable escroquerie à l’endroit des nouvelles générations, créanciers à venir, sous l’effet d’un effacement de la dette, pourtant imprescriptible parce que généalogique », (Leçons IV, 2, p. 151-175).

      « Le temps est venu de la rébellion contre un « déni de réalité, un « effacement, juridiquement assisté », des actes et des gens qui gênent (…) », dit la sociologue I. Théry, dans Des humains comme les autres. Bioéthique, anonymat, et genre du don (2010, éditions EHESS). Elle fait campagne pour que « les donneurs d’engendrement sortent de l’ombre et deviennent des acteurs sociaux comme les autres » ainsi que « tous les effacés », toutes les relations « oubliées » dans les situations – [la pratique de l’AMP avec dons, l’éducation des enfants (recompositions familiales), « l’histoire biographique » de l’enfant adopté] – où il y a « collaboration réelle » entre « plus d’un homme et d’une femme », « pluralité effective des protagonistes ». Pour organiser cette « pluriparentalité », il faut lever l’anonymat des dons, accorder  un « droit d’accès aux origines », rendre « l’identité personnelle » indépendante de la filiation. C’est la logique « assimilationniste », dit I. Théry, qui a imposé, « au prix de tout un ensemble de dénis, de secrets et parfois de mensonges », un modèle unique de référence, celui de la filiation fondée sur l’engendrement procréatif d’un homme et d’une femme, le modèle matrimonial de la filiation paternelle, ce dont elle fait une lecture féministe. « Notre droit (…), même aujourd’hui qu’il se veut égalitaire, n’a jamais complètement symétrisé l’établissement des filiations paternelle et maternelle liées à la naissance d’un enfant ». Pour cette sociologue, il s’agit par conséquent de parfaire le reste « d’inachevé » du programme féministe, actuellement en cours et auquel elle participe. [Repenser le droit selon la théorie du genre, pousser à « l’acculturation » du droit – international, européen, et aussi français – aux théories féministes et du genre, cf. [programme REGINE – Droits et Perspectives du droit]. [www.ehess.fr/fr/enseignement/enseignements/2012/enseignant/303/].

   À l’appui de ses prises de position, I. Théry cite les propos de G. Delaisi de Parseval, lors d’une audition en 2009 : « Ils [les enfants nés d’un don, devenus adultes] ne supportent pas que quelqu’un d’autre (en l’occurrence l’État) en sache plus qu’eux sur eux-mêmes. Ils ont le sentiment d’être des citoyens de deuxième ordre, d’être discriminés, notamment par rapport aux enfants adoptés », (op. cit., p. 216). Dans un entretien récent de janvier 2013, G. Delaisi de Parseval se demande : « Est-ce que l’origine, c’est la filiation, l’ADN, la biologie, ou est-ce que l’origine c’est plutôt quelque chose de l’histoire » ? [« Le modèle “père, mère, enfant” est bien une construction culturelle …].

   G. Delaisi de Parseval, décrète, quant à elle, que – « l’insistance lacanienne sur la fonction paternelle peut être considérée comme historiquement datée (…), peu conforme à la réalité familiale contemporaine, plus égalitaire mais également moins organisée autour de la ligne de fracture paternité/masculinité » ; – l’« on est loin de l’Œdipe du temps de Freud décliné exclusivement autour de l’identification à deux parents de sexe « naturellement » différent », (La part du père, éditions 2004, Seuil, essais, p. 11-12, 26). Pour elle, « un moment fondateur prend naissance sous nos yeux : la société est en passe d’inventer, de construire, de nouveaux re-pères ». G. Delaisi de Parseval utilise, (comme I. Théry), des notions et des façons de penser importées des États-Unis, s’inspire des modèles « différentiels » de comportement issus d’une « approche transculturelle », étayée sur des sociétés non occidentales, avec sa « gamme très large de figures de parentalité », où mères et pères sont « multiples », « loin de la valorisation paroxystique de l’unique coït fécondant qui constitue le dogme occidental en matière de paternité », (p. 55). D’où sa conception d’une « équivalence de la psycho-dynamique des deux parents », (p. 337-338), d’une « analogie » des « étapes psychiques » entre le cours du processus de la paternité et de la maternité (primipères / primipares), dans le dessein de faire « décoller » la question du père du sempiternel amalgame pratiqué entre père et fonction paternelle, entre père et rôle paternel, (p. 361-363).

   Ainsi s’opère, comme le formule Michel Tort, le « remplacement progressif du dispositif social ordonné jadis au principe paternel, par un dispositif de parentalité ». Pour cet auteur – grand pourfendeur des psychanalystes « adeptes », « sectateurs » de l’ordre symbolique, (voir Glossaire) –, « la notion de parentalité, « indépendante de la définition biologique (géniteur) ou sociale (paternité ou maternité sociale), permet d’envisager tout autrement la question de la parentalité des gays et lesbiennes, en même temps que leur possibilité d’accès à l’adoption. Il s’agit de développer une définition de l’être parent, qui n’est déductible ni de la biologie, de près ou de loin, ni de l’être social, mais se définirait à partir de la qualité des relations psychiques à l’enfant, en écartant toute discrimination en fonction des formes de la parentalité », (La fin du dogme paternel, (2005), Champs Flammarion, 2007, p. 70, 389, 435).

   Les conceptions de ces auteurs sont basées sur des notions hétéroclites – [« psychique », notion opaque, qui évite l’objet fondamental de la psychanalyse, l’inconscient ; « identité  narrative », notion empruntée, pour la circonstance, au philosophe Paul Ricœur par I. Théry et G. Delaisi de Parseval, qui se gardent bien de prendre en compte « Paul Ricœur, penseur de la paternité » [Ricoeur, penseur de la paternité – Le blog de diotime] ; « parentalité », notion importée, déclinée (mono, pluri, co, homo, etc.) selon la vision sociologisante d’I. Théry, et supposée traduire une « évolution » ; « gender », notion importée, controversée, y compris même sur sa traduction en français, [Josiane Hay « Le casse-tête de la traduction du mot « gender » en français »]. Cet agglomérat hétéroclite ne laisse à la psychanalyse qu’une part sans conséquences, soumise aux objectifs d’une sociologie dominante, du militantisme d’un féminisme idéologue, alliés aux théories du gender.

   Cette question ne peut être développée pour elle-même dans le cadre du présent travail, mais il importe de prendre toute la mesure du contexte actuel. Le féminisme idéologue généralise son projet de transformation sociale selon « l’égalité des sexes », jusqu’à vouloir « égaliser les parents ». La transmission du nom du père était la dernière « inégalité », une « discrimination entre les hommes et les femmes inacceptable ». Le Conseil de l’Europe, puis les Nations-Unies ont exigé la « disparition de toute disposition sexiste dans le droit du nom », et, « un à un, les pays finirent par obtempérer », (en 2002 pour la France, cf. [http://www.lemonde.fr/societe/article/2013/05/23/au-nom-du-pere_3416401_3224.html]. Ainsi, le libre choix du nom, dit, désormais,  « de famille », s’est-il imposé aux États, au nom d’un « anti-sexisme » mis en position de dogme pour tous.

      « Les sociétés changent, mais la logique de l’Interdit, elle, ne change pas, en tant qu’impératif lié à la reproduction de l’espèce parlante », (Leçon VI, p. 135) –, tel est le principe directeur du champ de la filiation dans l’œuvre de P. Legendre, qui en a élaboré les corrélats :

1. « Le jeu du désir est au service de l’espèce », (Leçons II, p. 110) ; « l’espèce prime les géniteurs : ceux-ci sont délégués à la reproduction pour le compte de l’espèce », (Leçons IV, p. 134) ;

2. « L’enjeu même de la reproduction, comporte pour notre espèce le ressort d’un monde généalogiquement organisé », (Ce que l’Occident ne voit pas de l’Occident, p. 22) ;

3. « La généalogie est une catégorie logique, ce n’est pas une valeur sociale », (Leçons IV, p. 128) ;

4. « En termes de filiation : les États assument de garantir les mises nécessaires à la reproduction du sujet humain, images et concepts de Mère et de Père auxquels est accrochée la reproduction de toute société », (Leçons VI, p. 12) ;

5. Le social n’est pas le juridique, le juridique déborde le social (Leçons II, p. 28) ; la fonction juridique opère « en tant que nouage du biologique, du social et de l’inconscient », (Leçons IV, p. 239, 353), nouage qui est le propre de l’espèce humaine parlante ;

6. « La question de l’égalité dans la famille ne se pose pas à l’analogue de la citoyenneté démocratique, mais sur un mode d’interprétation de la justice généalogique », (Leçons VI, p. 331).

7. « Le Principe du Père est infligé aux deux sexes, (Leçons VI, p. 43, 85), contrairement à la conception du féminisme idéologue du concept de Père, « couramment confondu avec le principe du patriarcat ou la position masculine dans la guerre des sexes », (Leçons IV, 2, p. 17).

   Il n’est pas un seul de ces énoncés qui, aujourd’hui, n’ait son adverse. Pour P. Legendre, « une fracture s’est produite, désarrimant la normativité du lieu de ses fondements et mettant les instances de pouvoir elles-mêmes en position de Tiers social qui n’en serait pas un, c’est-à-dire, en position de Tiers désinstitué, dont la fonction devient dérisoire », (Leçons III, p. 285). L’exemple du nom dit de famille, est à cet égard paradigmatique. Outre qu’il a été imposé aux États, « prôner le libre choix du nom comme une liberté politique », dit P. Legendre, c’est détruire le « bouclier institutionnel du sujet », « saccager les montages juridiques nécessaires à la vie », (Leçons IV, 2, p. 18).

      Les réponses aux questions que posait Alexandra Papageorgiou-Legendre arrivent à échéance. Cet automne se tiendront des États généraux sous l’égide du Comité consultatif national d’éthique (CCNE),  dans le cadre de la loi sur la famille, faisant suite à la loi Taubira sur le mariage entre personnes de même sexe, ouvrant à l’adoption. Il s’agira de répondre à la question de savoir « si la médecine peut répondre à des demandes de société », [PMA : Jean-Claude Ameisen annonce des Etats généraux … – La Vie]. Le CCNE rendra un avis sur des points précis comme la levée de l’anonymat du donneur de gamètes, le droit à la connaissance de ses origines, revendications que la « rébellion » avait échoué à obtenir lors de la révision récente de la loi dite de bioéthique en 2011. Mais s’agit-il ici de points relevant d’une éthique de la médecine ou de la filiation et du champ de la logique normative ?

   P. Legendre a émis des critiques fortes sur ce « substitut de Droit civil, qu’est devenu, dans l’opinion commune sociale, l’Éthique », (Leçons VI, p. 190), « refuge actuel de l’enjeu normatif », (Leçons III, p. 178). Pour lui, « les questions qui talonnent le Droit civil et l’Éthique se ramènent au principe de vie. Qu’est-ce que la vie ? D’un point de vue de logique de la reproduction, au sens où cette logique mobilise structure et montages de l’Interdit, il s’agit de donner statut à cette interrogation, de telle sorte qu’elle ne se retourne pas contre le principe de vie dans l’espèce parlante en enfermant le sujet dans des images inassumables, généalogiquement inassumables (par le sujet actuel ou ses descendants) », (Leçons VI, p. 164-165). Ce que traduit la question : « Pourquoi, mais pourquoi avoir besoin d’un père pour vivre ? Un géniteur qui insémine la mère ne suffit-il donc pas ? », (La Fabrique de l’homme occidental, p. 41).

 


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